06/01/2010

Interview La Meuse 15/12/09

Un article paru dans la Meuse du 15 décembre 2009.

Aujourd'hui, l'album est sur le point d'être imprimé à Barcelone. On règle les derniers petits détails. Il faut dire que la production de cet album a connu quelques difficultés. Nous n'arrivions pas à obtenir des scans satisfaisants. Il a fallu une multitude d'essais pour enfin obtenir ce qu'on cherchait. Je suis plutôt du genre à regarder les détails... En détail, l'éditeur est aussi de la même famille, on imagine ce que ça peut donner.

Encore trois ou quatre semaines de patience et l'album sera disponible en librairie. Je peux déjà annoncer que je le dédicacerai le 6 février au festival de Seraing, c'est l'endroit rêvé! Je reviendrai sur cet événement, il n'est pas impossible qu'une surprise soit réservée aux plus rapides. Suivez bien. Allez, je vous laisse avec ma photo qui va encore faire bondir l'ami Cavalieri.

Georges

lameuse

17:25 Écrit par Benjamin Fischer dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/01/2010

Tibet

Tibet est mort.
J'ai appris la nouvelle dimanche matin par un coup de téléphone de Batem.
ça m'a fait tout drôle. Quand j'étais gosse, je voyais Tibet à la télévision, dans l'émission "feu vert". Pour moi, c'était LE dessinateur de BD, il avait la tête du dessinateur de BD tel que je l'imaginais. Déjà à l'époque je voulais faire de la BD et lui, a été un de ceux qui m'ont donné cette envie. J'avais l'impression que c'était un métier rigolo où tout le monde se marrait.
Bien plus tard, j'ai commencé à travailler aux éditions du Lombard, et c'est Tibet qui m'a présenté à Raymond Leblanc lors d'une réception où on présentait les jeunes auteurs à l'éditeur. Moi, j'étais un peu comme au paradis! Je voyais tous ces dessinateurs que j'admirais depuis toujours...
Il y a eu l'Upchic dont il était président à vie. Je me souviens aussi d'un coup de téléphone où il faisait "clapoter" l'eau de sa piscine dans le sud pour me donner des envies de soleil pendant que je bossais chez moi,  le salaud!
Je me souviens de mon premier Angoulême avec Tibet qui rigolait tout le temps. C'est l'image que j'en garde, un mec qui rigolait, qui avait toujours un jeu de mot, une blague...
Merde, je ne peux pas imaginer qu'il soit parti. c'est un peu comme si une partie de mon enfance était  définitivement terminée.
Je pense à Nicole, à ses amis... Allez, je vais aller relire le monstre de Noireville, les spectres de la nuit et mes vieux Chick Bill.

Georges

11:32 Écrit par Benjamin Fischer dans Textes | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/12/2009

Le blog vu par Sud Presse 2

Le deuxième article à propos de notre blog, paru dans Sud Presse le 22/11/2009.

 

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07:00 Écrit par Benjamin Fischer dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/12/2009

Collaboration entre le scénariste et le dessinateur

Mais, en fait, c'est quoi le boulot du scénariste? Il écrit dans les bulles?...

B. Fischer: "Pas tout à fait... C'est vrai qu'au niveau du temps consacré à la réalisation de l'album, la partie dessin est généralement beaucoup plus longue que la partie scénario, surtout dans le cas d'un dessin fouillé ou réaliste. Ici, j'ai d'abord proposé un synopsis à Georges (2, 3 pages qui retracent l'histoire complète, mais sans trop de détails), avec en plus une note sur la façon de l'aborder (les chapitres, les points de vue, etc.). Comme il était emballé, j'ai ensuite découpé quelques planches pour qu'il puisse faire des essais. Après, quand le projet a été accepté par La Boîte à Bulles, j'ai repris l'histoire au début et j'ai découpé les 100 planches. Le premier découpage n'était bien sûr pas parfait et il a beaucoup évolué au fil des relectures et réécritures. Par exemple, j'ai réécrit l'épilogue quatre ou cinq fois, n'étant pas satisfait du résultat."

Exemple de planche découpée:

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G. Van Linthout: "Quand je reçois le découpage de Benjamin, il arrive que je le modifie légérement. Quand on passe du scénario au dessin, on se rend parfois compte que les choses seraient plus lisibles en ajoutant ou en supprimant une case. En général, je me tiens néanmoins au plus près du travail du scénariste. En fait, je me réserve toujours le droit d'intervenir sur la forme dès que le fond est arrêté. Il y a des relectures régulières au fur et à mesure que le travail avance, ça nous permet de constamment vérifier que les choses restent cohérentes. C'est d'autant plus crucial sur ce type de scénario."


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B. Fischer: "La planche 38 est intéressante parce qu'on voit bien la différence entre la version scénario et la version finale dessinée. Sur la planche, on voit par exemple que Georges a ajouté une case par rapport à ce que j'avais prévu (la première), sans que cela ne change la scène prévue dans le scénario. Les dialogues aussi subissent parfois des petites modifications, ici le "Wouhou" de Manu disparait, par contre, Eddy lâche un "Nom de Dieu" qui n'était pas prévu. Enfin, la dernière case ne montre pas Manu et Vito, mais bien Eddy en gros-plan, ce qui explique aussi le changement de dialogue. Ces décisions sont toujours prises pour une question de lisibilité. En général, ce genre de changement ne modifiant pas fondamentalement l'histoire, je fais confiance à Georges. De toutes façons, il me prévient des ses vélléités de changer telle ou telle chose, par mail ou téléphone, afin que je puisse suivre l'évolution de l'histoire. Par contre, si la question est plus cruciale (le rôle d'un personnage dans une scène par exemple ou un dialogue explicatif), le débat peut parfois durer longtemps avant que l'on ne se mette d'accord."


08:15 Écrit par Benjamin Fischer dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/12/2009

Structure du scénario et "champ/contre-champ"

Comme on l'a déjà dit brièvement, l'histoire racontée est découpée en trois chapitres additionnés d'un prologue et d'un épilogue. Les trois chapitres racontent la même histoire, mais de trois points de vue différents. Chaque chapitre est donc forcément incomplet, et il faut attendre la fin du troisième chapitre et l’épilogue pour comprendre l'histoire dans son entièreté.

Ce système de narration a une implication sur la présentation des personnages qui ne sont pas toujours ce que l'on croit, mais cela a aussi un impact sur la mise en page, vu que l’on utilise beaucoup le "champ/contre-champ".

Au niveau des personnages, ils se révèlent souvent plus complexes qu’à la première impression. Dit comme ça, ça paraît simple, mais en analysant le travail, on se rend  vite compte que ce type de narration est extrêmement compliqué. La mécanique doit fonctionner parfaitement. Il s'agit également de diriger le lecteur vers une interprétation de ce qu'il voit, de le manipuler et ensuite de lui donner une autre interprétation.

On pourrait même dire que, pour le scénariste, il s’agit d'écrire, non pas un scénario, mais plusieurs scénarios. En effet, l'histoire doit tenir debout avec les personnages perçus en première lecture, mais elle doit également fonctionner en deuxième et troisième lectures, les personnages pouvant montrer un profil opposé à ce qu'on croyait.

             Vu la difficulté de la structure de l’histoire, pour que le tout reste clair pour les lecteurs (mais aussi pour nous !), nous avons beaucoup utilisé la technique du « champ/contrechamp », aussi bien dans le scénario que dans le dessin pour donner des points de repère tout au long de l’album. On retrouve ainsi certaines scènes plusieurs fois, mais à chaque fois centrées sur un personnage différent selon le chapitre.

              Pour illustrer notre propos, voici l'exemple de la scène du parking. A gauche, la scène vue par Manu et Vito (p.38). A droite, la même scène, mais du point de vue de Eddy (p.75).


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           Et pour terminer, la première case de la page 75 est le contrechamp de la dernière case de la page 38. La scène est bouclée.

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          Imaginez le travail de découpage du scénario pour que tout soit cohérent, mais aussi le travail de dessin qui nécessite de revenir voir ce qui a été fait avant pour rester toujours "raccord" d'un chapitre à l'autre. Oui, oui, la BD c'est compliqué quand on le veut!

          Comme pour toutes les techniques, on a essayé de ne pas abuser du "champ/contre-champ", pour que chaque chapitre aie aussi sa propre histoire et pour éviter de lasser le lecteur. Enfin, nous avons également réfléchi à la particularité de la lecture BD qui permet de toujours pouvoir revenir en arrière, contrairement au cinéma. Nous avons donc créé une connivence avec le lecteur, une sorte de jeu dans lequel il pourra essayer de décoder les attitudes des personnages tout au long de l'histoire, puis confronter ses interprétations aux révélations du chapitre suivant.

        Ceci dit, peut-être que toutes ces réflexions et cogitations ne se verront pas totalement, et on pourrait penser que c'est se chatouiller pour se faire rire, mais si nous n'avions pas procédé de la sorte, l'album ne serait pas du tout le même... Et on ne se serait pas autant amusés à le réaliser.

 

Georges & Benjamin

17:32 Écrit par Benjamin Fischer dans Textes | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/12/2009

Le blog vu par Sud Presse

On a parlé du blog et de la BD dans Sud Presse ("La Meuse", à Liège). L'article date déjà du 13 septembre. On vous l'aurait bien présenté plus tôt, mais on n'était pas au courant... Une autre critique a été publiée fin novembre dans le même journal, on la mettra bientôt en ligne.

 

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12:54 Écrit par Benjamin Fischer dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/11/2009

Petit mot des auteurs...

Salut à tous!

Grande nouvelle! Georges a pu profiter de son jardin tout le weekend... Et alors, me direz-vous? Et bien, cela signifie que l'album est terminé! La dernière planche a été dessinée ce jeudi. 104 planches, un vrai boulot de moine copiste (les prières en moins) !

On va maintenant commencer la relecture, chercher après les fautes d'orthographe et les éventuels petits bugs. C'est une étape importante, surtout pour cet album, étant donné la structure du scénario. En effet, les trois chapitres racontent tous la même histoire, mais d'un point de vue différent. On a donc une cohérence à garder entre tous les chapitres, vu que quelques scènes se répètent et que les personnages n'arrêtent pas de se croiser.

A part ça, dans une grosse semaine, vous découvrirez l'illustration définitive de la couverture de "Braquages & Bras Cassés". En exclu sur le blog évidemment!

D'ici là, portez vous bien!

15:14 Écrit par Benjamin Fischer dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |