31/12/2009

Bonne année de la part des Bras Cassés !

illu_nouvelan

08:30 Écrit par Benjamin Fischer dans Dessins & croquis inédits | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28/12/2009

Crayonné planche 3

Sans titre-1

13:08 Écrit par Benjamin Fischer dans Dessins & croquis inédits | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/12/2009

Le blog vu par Sud Presse 2

Le deuxième article à propos de notre blog, paru dans Sud Presse le 22/11/2009.

 

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07:00 Écrit par Benjamin Fischer dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/12/2009

Nouveaux liens

Nous vous conseillons vivement de visiter deux nouveaux blogs (que nous avons d'ailleurs mis en lien dans la colonne de gauche).

Tout d'abord "Ze Mouquette Story" qui présente des bons plans en tous genres, de la couture à la cuisine en passant par des expos. Mouquette nous parle aussi de Mouquet, son mystérieux amoureux... Cliquez sur la photo pour un accés direct au blog.

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Après avoir rendu visite à l'amie Mouquette, rendez-vous sans attendre sur "The Van Report", un tout nouveau blog qui parle d'actualité, de bouquins et de biens d'autres choses, souvent avec un point de vue décalé. Ah, oui, j'oubliais, votre dévoué Benjamin Fischer fait partie des rédacteurs. N'attendez donc plus avant de nous lire et suivez le nain de jardin!

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16:08 Écrit par Benjamin Fischer dans Pub & copinage... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Collaboration entre le scénariste et le dessinateur

Mais, en fait, c'est quoi le boulot du scénariste? Il écrit dans les bulles?...

B. Fischer: "Pas tout à fait... C'est vrai qu'au niveau du temps consacré à la réalisation de l'album, la partie dessin est généralement beaucoup plus longue que la partie scénario, surtout dans le cas d'un dessin fouillé ou réaliste. Ici, j'ai d'abord proposé un synopsis à Georges (2, 3 pages qui retracent l'histoire complète, mais sans trop de détails), avec en plus une note sur la façon de l'aborder (les chapitres, les points de vue, etc.). Comme il était emballé, j'ai ensuite découpé quelques planches pour qu'il puisse faire des essais. Après, quand le projet a été accepté par La Boîte à Bulles, j'ai repris l'histoire au début et j'ai découpé les 100 planches. Le premier découpage n'était bien sûr pas parfait et il a beaucoup évolué au fil des relectures et réécritures. Par exemple, j'ai réécrit l'épilogue quatre ou cinq fois, n'étant pas satisfait du résultat."

Exemple de planche découpée:

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G. Van Linthout: "Quand je reçois le découpage de Benjamin, il arrive que je le modifie légérement. Quand on passe du scénario au dessin, on se rend parfois compte que les choses seraient plus lisibles en ajoutant ou en supprimant une case. En général, je me tiens néanmoins au plus près du travail du scénariste. En fait, je me réserve toujours le droit d'intervenir sur la forme dès que le fond est arrêté. Il y a des relectures régulières au fur et à mesure que le travail avance, ça nous permet de constamment vérifier que les choses restent cohérentes. C'est d'autant plus crucial sur ce type de scénario."


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B. Fischer: "La planche 38 est intéressante parce qu'on voit bien la différence entre la version scénario et la version finale dessinée. Sur la planche, on voit par exemple que Georges a ajouté une case par rapport à ce que j'avais prévu (la première), sans que cela ne change la scène prévue dans le scénario. Les dialogues aussi subissent parfois des petites modifications, ici le "Wouhou" de Manu disparait, par contre, Eddy lâche un "Nom de Dieu" qui n'était pas prévu. Enfin, la dernière case ne montre pas Manu et Vito, mais bien Eddy en gros-plan, ce qui explique aussi le changement de dialogue. Ces décisions sont toujours prises pour une question de lisibilité. En général, ce genre de changement ne modifiant pas fondamentalement l'histoire, je fais confiance à Georges. De toutes façons, il me prévient des ses vélléités de changer telle ou telle chose, par mail ou téléphone, afin que je puisse suivre l'évolution de l'histoire. Par contre, si la question est plus cruciale (le rôle d'un personnage dans une scène par exemple ou un dialogue explicatif), le débat peut parfois durer longtemps avant que l'on ne se mette d'accord."


08:15 Écrit par Benjamin Fischer dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/12/2009

PLANCHE 43

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08:15 Écrit par Benjamin Fischer dans Planches en exclusivité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/12/2009

Structure du scénario et "champ/contre-champ"

Comme on l'a déjà dit brièvement, l'histoire racontée est découpée en trois chapitres additionnés d'un prologue et d'un épilogue. Les trois chapitres racontent la même histoire, mais de trois points de vue différents. Chaque chapitre est donc forcément incomplet, et il faut attendre la fin du troisième chapitre et l’épilogue pour comprendre l'histoire dans son entièreté.

Ce système de narration a une implication sur la présentation des personnages qui ne sont pas toujours ce que l'on croit, mais cela a aussi un impact sur la mise en page, vu que l’on utilise beaucoup le "champ/contre-champ".

Au niveau des personnages, ils se révèlent souvent plus complexes qu’à la première impression. Dit comme ça, ça paraît simple, mais en analysant le travail, on se rend  vite compte que ce type de narration est extrêmement compliqué. La mécanique doit fonctionner parfaitement. Il s'agit également de diriger le lecteur vers une interprétation de ce qu'il voit, de le manipuler et ensuite de lui donner une autre interprétation.

On pourrait même dire que, pour le scénariste, il s’agit d'écrire, non pas un scénario, mais plusieurs scénarios. En effet, l'histoire doit tenir debout avec les personnages perçus en première lecture, mais elle doit également fonctionner en deuxième et troisième lectures, les personnages pouvant montrer un profil opposé à ce qu'on croyait.

             Vu la difficulté de la structure de l’histoire, pour que le tout reste clair pour les lecteurs (mais aussi pour nous !), nous avons beaucoup utilisé la technique du « champ/contrechamp », aussi bien dans le scénario que dans le dessin pour donner des points de repère tout au long de l’album. On retrouve ainsi certaines scènes plusieurs fois, mais à chaque fois centrées sur un personnage différent selon le chapitre.

              Pour illustrer notre propos, voici l'exemple de la scène du parking. A gauche, la scène vue par Manu et Vito (p.38). A droite, la même scène, mais du point de vue de Eddy (p.75).


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           Et pour terminer, la première case de la page 75 est le contrechamp de la dernière case de la page 38. La scène est bouclée.

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          Imaginez le travail de découpage du scénario pour que tout soit cohérent, mais aussi le travail de dessin qui nécessite de revenir voir ce qui a été fait avant pour rester toujours "raccord" d'un chapitre à l'autre. Oui, oui, la BD c'est compliqué quand on le veut!

          Comme pour toutes les techniques, on a essayé de ne pas abuser du "champ/contre-champ", pour que chaque chapitre aie aussi sa propre histoire et pour éviter de lasser le lecteur. Enfin, nous avons également réfléchi à la particularité de la lecture BD qui permet de toujours pouvoir revenir en arrière, contrairement au cinéma. Nous avons donc créé une connivence avec le lecteur, une sorte de jeu dans lequel il pourra essayer de décoder les attitudes des personnages tout au long de l'histoire, puis confronter ses interprétations aux révélations du chapitre suivant.

        Ceci dit, peut-être que toutes ces réflexions et cogitations ne se verront pas totalement, et on pourrait penser que c'est se chatouiller pour se faire rire, mais si nous n'avions pas procédé de la sorte, l'album ne serait pas du tout le même... Et on ne se serait pas autant amusés à le réaliser.

 

Georges & Benjamin

17:32 Écrit par Benjamin Fischer dans Textes | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |